Un train peut en cacher bien d'autres

Espace Brémontier à Arès, sur le Bassin d'Arcachon

 

 Le cinéma est aussi une histoire de trains. Souvent à l’heure. L’un des tout premiers films présentés au public en 1895 par les frères Lumière, n’est-elle pas « L’Arrivée d’un train en gare de la Ciotat » ? Ces images animées marquent un jalon dans la longue histoire qui lie depuis le cinéma et le chemin de fer. « Le Mécano de la General » réalisé par le génial Buster Keaton en 1926 (1) en est un autre glorieux exemple. Souvent au cinéma, tout commence ou tout finit dans un train. L’anthologie du cinéma est aussi prolifique en scènes ferroviaires que l’Indicateur Chaix révélateur de ses horaires.

  Des quais de gare, des locomotives,  des compartiments
- parfois tueurs -   sont autant de lieux de tournage qui ont structuré bien des films : des adieux, des idylles et des baisers, des fumées et des escarbilles, des tunnels, des ponts, des déraillements, des poursuites sauvages, des cascades… 

Le rail traverse souvent l’écran et les époques, stylise les genres (western, comédie, romance, drame, histoire), encourage les prouesses techniques de prises de vue et de son, enfin inspire les plus grands :  Alfred Hitchcock (« Une femme disparaît », 1938 ; « L’inconnu du Nord-Express », 1951) Pedro Almodovar (Tout sur ma mère, 1999),  Éric Rohmer (« Conte d’hiver », 1992), Bertrand Blier «(« Notre histoire », 1984), Jean Renoir (« La Bête humaine », 1938), Billy Wilder (« Certains l’aiment chaud », 1959), René Clément ( « La Bataille du rail », 1945 ») et un wagon d'autres oeuvres…

 Le chemin de fer accompagne ainsi l’histoire du cinéma, reflète les époques, le progrès, la société (première, deuxième classe !)… Il met nos rêves cinéphiles sur les rails. Attention au départ !

  

(1) Projeté le vendredi 11 juin, 19 heures, à l’Espace Brémontier à Arès.


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