De Gastón Duprat (2018, Argentine). 1 h 35 (en vost fr)
Avec Guillermo Francella, Luis Brandoni
Arturo est le propriétaire d’une galerie d’art à Buenos Aires, un homme charmant, sophistiqué mais sans scrupules. Il représente Renzo, un peintre loufoque et torturé qui traverse une petite baisse de régime. Leur relation est faite d’amour et de haine. Un jour, Renzo est victime d’un accident et perd la mémoire. Profitant de cette situation, Arturo élabore un plan osé pour les faire revenir sur le devant de la scène artistique.
Intelligent, brillant, "Coup de maître" est un délice d'ambiance où il est question d'art de manière générale, ce qu'il représente, comment il est perçu, comment et pourquoi on devient artiste. Le film illustre avec brio les difficiles relations qu'un artiste entretient avec le monde dans lequel il évolue.
L'interprétation (Guillermo Francella et Luis Brandoni) est excellente et la mise en images esthétique, tandis que les dialogues sont à la fois mesurés et enlevés.
Le film argentin a donné un adaptation en France avec la sortie de "Coup de maître" en 2023 par Remi Bezanson.

Esperanza Muñoz, professeur d'espagnol en classe prépa HEC et formatrice à Clermont-Ferrand, elle est également présidente de la Semaine du cinéma hispanique de Clermont-Ferrand et région Auvergne Rhone-Alpes.
Fondée en 2001, l'association a élargi son rayonnement régional au fil des années et compte 500 adhérents. Cette année, la vingt-cinquième édition de la Semaine du cinéma hispanique a réuni près de 9 000 spectateurs. Bénévole et passionnée, son but -dit-elle, est de faire connaitre le cinéma, "source de culture et d'échange".

En symbiose. "C'est vraiment une histoire d'amitié", apprécie Esperanza Muñoz, l'intervenante-cinéma au soir de la projection du très apprécié "Un coup de maître".
Réalisé... de main de maître, comme l'aurait été peint un tableau, le film est au centre d'une narration picturale fluidifiée par la "patte" inspirée du cinéaste Gastón Duprat. Le scénario coloré est porté par l'interprétation magnifique des deux acteurs majeurs du cinéma argentin , Guillermo Francella, et le regretté Luis Brandoni, disparu le 19 avril dernier, à l'âge de 83 ans. au milieu de paysages en cinémascope, la trame de cette histoire d'arnaque osée est tissée par deux amis au cynisme débridé, mais simplement perfectibles, donc humains; apparait aussi en trompe-l'oeil une critique acerbe des milieux marchands de l'art.
Un vrai coup d'éclat dans la saison du Ciné-club du Bassin.

